Extrait de la lettre

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Sur nos fabriques et sur notre organisation industrielle j'ai peu à dire.

Notre fabrique principale a 6 fours cubant chaque 80nne. Dans ces 6 fours nous faisons 300 fournées par an (nous en avons fait jusqu'à 320 c'est-à-dire plus d'une fournée par semaine dans chaque four), ce qui donne 24 000nne de fabrication annuelle.

Notre petite fabrique, celle qu'occupaient autrefois Messieurs Gibus et Cie, a 3 fours cubant chaque environ 60nne, ce qui donne 150 fournées par an ou 9 000nne.

Tel était le cubage de notre fabrication en 1873 (33 000nne par an) lorsque la crise des États-Unis est venue réduire notre production de près d'un tiers. Nous essayons actuellement de retrouver en Europe l'équivalent de cette perte et nous espérons y parvenir bientôt.

En temps normal nos ateliers de décoration à Limoges occupent 200 peintres, 100 brunisseurs et chaque jour nous cuisons 20 moufles. Nos affaires en porcelaines décorées ont été réduites par la crise plus encore que nos ventes de porcelaines blanches. Cette réduction a été de près de moitié dont cette année nous regagnerons une bonne partie.

Je ne sais au juste ce que peut être notre personnel actuel. Je me rappelle qu'en 1873 nous occupions 860 personnes dans notre fabrique principale, 175 dans l'ancienne fabrique Gibus et 50 à Auteuil, soit un total d'environ onze cents. Les machines représentent ensemble 50 chevaux vapeur.

Je ne crois pas qu'aucune fabrique soit plus commodément installée ou mieux outillée que la nôtre, je serais fort aise et encore plus surpris qu'on pût me signaler un seul procédé perfectionné de fabrication ou de décoration que nous n'ayons appliqué. Toutes nos assiettes sont faites à la machine et nous faisons 6000 assiettes par jour. Il est d'ailleurs d'autant plus inutile que j'entre dans aucun détail à ce sujet que l'un de vos collègues, Mr Millet a visité notre fabrique et personne n'est plus compétent pour apprécier une installation industrielle. Monsieur Salvétat dont j'ai l'honneur d'être le mauvais élève a également visité nos ateliers en 1858 et je crois une fois depuis.

Lettre Adrien Dubouché 4è partie -1

Photogrammes du film d'Olivier Assayas

Dans son film, Olivier Assayas[*] a voulu montrer les différents métiers et les différentes conditions de travail des ouvriers chez Barnery. Observer les photogrammes puis répondre aux questions dans le formulaire.

Lettre Adrien Dubouché 4è partie (2)